LA CLEF DU MYSTERE, ELKA LEONARD

 

97 x 146 cm, 2020

Acrylique sur toile, posca, pigment marker, cerne relief

Œuvre unique

 

SUJET

 

« La force et la ruse sont, en guerre, les deux vertus cardinales [...] » - Thomas Hobbes

 

 

DESCRIPTION DE L'ŒUVRE

 

Thomas Hobbes, célèbre philosophe anglais, disait « La force et la ruse sont en guerre, les deux vertus cardinales. Quelle est la vertu la plus puissante ? ». Ce à quoi Elka Leonard répond par le proverbe français « Par la ruse, on peut prendre un lion. Par la force, pas même un grillon. » Mais qu’on ne s’y trompe pas, notre héroïne joue bien le jeu de la ruse.

 

Les yeux voilés, elle ne reste pas aveugle, elle est bien plus intelligente. Elle cherche juste à canaliser l’attention sur ce voile qui lui couvre les yeux. Elle ne souhaite pas tout dévoiler au premier regard… Elle veut se souvenir, imaginer…

 

Elle désire sa vie passionnément. Par plaisir, par ruse et par jeu, elle décide alors de se réinterpréter en Schéhérazade. Elle détient les clefs des portes de l’imaginaire, le sien, celui qui contient son monde intérieur, ses secrets et ses mystères.

 

Ainsi, elle se crée ses personnages dans un univers merveilleux capable de tenir en haleine cet homme qui essaie de lui retirer son voile, se croyant puissant par ce geste. Malicieuse, en conteuse des Mille et une nuits, elle gardera la main sur lui jusqu’au bout.

 

Armé de sa force, de ses muscles, de toute sa masculinité, il pense que ses attributs l’ont charmée. Aveuglé par ce qu’il croit comme acquis, il ne voit plus le désire, l’essence de la vie. En souveraine, ensorcelante, sûre d’elle et de son talent, elle va lui faire comprendre qu’il ne faut pas tout dévoiler… car pour entretenir la flamme, il faut savoir conserver une part de mystère… celui dont on doit précieusement préserver la clef.

 

 

INSPIRATION

 

Les Mille et Une Nuits, 3ème-12ème siècle

 

La clef du mystère est inspirée des contes des Mille et Une Nuits, et de la malice de son héroïne Schéhérazade. À sa manière, notre protagoniste use de la ruse pour arriver à ses fins, et prolonger sa relation avec cet homme. Ici, il est question de désir, et de son influence sur les hommes, dans sa capacité à chambouler leurs aspirations premières.

 

Le stratagème est le même, un conte, des histoires et des personnages imaginaires pour construire des histoires merveilleuses, et aller au-delà des Mille et Une Nuits…

 

HOMMAGE

 

Le peintre décorateur Léon Bakst (1866 – 1924) pour ses décors puissant et raffiné, inspiré de l’Orient, de la Russie d’époque et des anciennes civilisations. Audacieux et subtil, il joue le jeu du dissimulé, du dévoilé, dans des décors érotiques et violents.

 

Le peintre Paul Delvaux (1897 – 1994) et son tableau L’Éloge de la Mélancolie, pour la structure du tableau, sa capacité à entrechoquer le passé et le présent, à parler d’un passé vivant.

 

Les illustrations de Kay Nielson (1886 – 1957) sont la genèse de cette œuvre. Le bleu envoutant de ces dessins, au sujet du conte des Mille et Une Nuits, alliée à la finesse du dessin, ont emporté l’imaginaire de l’artiste.

 

La statue grecque centrale et un clin d’œil au journaliste et l’écrivain français Christophe Ono-dit-Biot. Ce dessin illustre la couverture d’un de ses romans nommé « La minute antique ».

 

Enfin, Elka Leonard réinterprète une série de photographie de l’actrice Elsa Zylberstein réalisée par la photographe Véronique Vial, à travers l’héroïne aux yeux bandés. Une femme à l’air froid, presque glacial, qui ne laisse rien transparaitre de ses intentions.

 

 

SYMBOLES

 

Le miroir, objet récurant dans les œuvres d’Elka Leonard, symbolise ici l’enchâssement des récits, et des personnages, et se veut comme une initiation à la connaissance de soi.

 

Le croissant de lune représente l’arc d’Artémis, la fiancée ensorceleuse.

 

 

SIGNATURE

 

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