ELKA LEONARD | DON'T BE AFRAID

DON’T BE AFRAID, ELKA LEONARD

 

97 x 162 cm, 2020

Acrylique sur toile, posca, pigment marker, cerne relief

Œuvre unique

 

SUJET

 

« Vivre est ce qu'il y a de plus beau au monde, la plupart des gens existent, c'est tout. »

Oscar Wilde

 

 

DESCRIPTION DE L'ŒUVRE

 

Cette œuvre qui se lit de gauche à droite, nous emporte avec elle dans une histoire pleine de détails subtils.

Elle met en scène des femmes mythiques qui suivent leurs désirs et leurs envies, épicuriennes. Des femmes qui ont ouvert la voie et permis aux femmes d'aujourd'hui de pouvoir se réaliser comme elles le souhaitent.

Ces femmes sont toutes une certaine représentation de Eve, la première femme. Celle par qui tout a débuté.

Cette œuvre dépeint alors le chemin parcouru de cette première femme à toutes celles que nous souhaitons être, avec une idée maître : il faut croquer la pomme, à pleines dents. Commençons cette description par « Eve » située à gauche de l'œuvre. Elle est pensive, rêveuse. Elle se dit qu'elle a de la chance. Elle peut faire ce qu'elle veut de son destin, car derrière elle se situent toutes les femmes et le chemin qu'elles ont parcouru pour qu'elle puisse agir ainsi aujourd'hui.

Sa réflexion est comme une ligne chronologique, partant de l'antiquité pour arriver à nos jours. Sur son tee-shirt, une représentation de Galatée inspirée de l'œuvre «Le triomphe de Galatée» de l'artiste Raphaël se trouve tiré par deux dauphins. Elle vogue sur les eaux, son regard totalement détaché de l'agitation qui l'entoure, car elle est déterminée à trouver son destin.

Notre Eve démarre son rêve par une représentation de la déesse Vénus, celle de Botticelli, qui dans cette œuvre, semble se réveiller elle-même d'un rêve. Elle est l'incarnation de la féminité dans toute sa splendeur. Elle est synonyme du désir, celui qui doit toujours pouvoir nous guider.

Le regard est ensuite attiré par notre Eve au centre, chevauchant un dauphin gonflable : la Vénus de l'artiste Jeff Koons dans « Antiquity 2 ». Elle est une déesse. Elle fait ce qu'elle veut, car elle le désire.

Poussée par Zéphyr, elle part à l'aventure sur son dauphin. Elle fait ensuite une halte sur le bord de la rive dans la peau d'une autre « Eve », celle de l'artiste Louise Bonnet, qui prend appui sur l'arbre de la connaissance pour prendre son envol. La main qui la tire signifie « Viens vite, ne t'arrête pas là, la vie est ailleurs ».

Elle évoque ici le libre arbitre, celui que l'on doit absolument préserver en suivant ses instincts. Ici, ce n'est pas un serpent qui la tente, mais un petit oiseau qui lui met littéralement la pomme dans la bouche, car elle ne doit pas réfléchir, elle doit croquer la pomme.

Sur la rive, une femme, une carotte à la main, objet incongru s'il en est, nous enseigne qu'il n'est pas besoin de « carotte » pour faire les choses et avancer, pas plus que de viser un quelconque prix, comme le rappelle le petit chien dans le trophée. Il est juste important de faire les choses pour soi-même.

La femme du milieu est Tippi Hedren dans le film« Les Oiseaux» d'Alfred Hitchcock. Énigmatique et froide comme les héroïnes de Hitchcock, elle renvoie un sentiment de crainte. Elle nous prévient qu'à rester sur des chemins non sinueux, il ne se passe jamais rien d'excitant.

Notre Eve décide alors d'écrire sa vie, à droite, montée sur une chaise, libre, sans peur, tournée vers l'avenir.

Elle clôt ainsi la lecture de cette œuvre.

Quant à nous, faisons comme toutes ces femmes: prenons de la hauteur, regardons le monde différemment et ouvrons la voie aux générations des femmes à venir.

 

 

ŒUVRE DE RÉFÉRENCE

 

Antiquity 2, 2009-2011, Jeff Koons

Cette œuvre jette un pont exemplaire entre les époques : une femme en lingerie incarnant à la fois la pin-up Bettie Page (femme emblématique des années 50) et Aphrodite (Vénus), chevauchant un dauphin gonflable. La déesse née de l'écume est souvent représentée sur un dauphin avec son fils Éros, ici symbolisé par un petit singe. À l'arrière-plan se trouvent deux sculptures de la déesse et un satyre en érection.

Dans cette œuvre, ce qui intéresse Elka Leonard est d'une part l'imbrication des plans temporels et d'autre part le regard rétrospectif sur le monde antique, dans lequel les déesses et les dieux laissaient libre cours à leurs désirs.

 

 

ARTISTES MIS EN AVANT

 

Louise Bonnet (1970 -) est connue pour ses portraits aux proportions exagérées, étirées et aux traits grotesques placés dans des décors du quotidien. Elle cherche à traduire l'inconfort, l'inquiétude et fait réfléchir le monde.

L'utilisation de son « Eve » est ici importante pour notre histoire, car ses corps exagérés renvoient tous le même message : soyons excessifs, vivons à fond nos envies.

 

Alfred Hitchcock (1899 - 1980) est notamment le réalisateur du film « Les Oiseaux » sorti en salle en 1963. Inspiré du nouvel éponyme de la romancière britannique Daphné du Maurier, il narre l'histoire d'attaques inexpliquées d'oiseaux de toutes espèces sur les habitants de la ville de Bodega Bay, située en Californie. Tippi Hedren et Rod Taylor y tiennent notamment les rôles principaux.

Le « maître du suspense » est considéré comme l'un des réalisateurs les plus influents sur le plan stylistique. Qui mieux que lui pouvait incarner le sentiment de crainte au premier regard ?

 

Sandro Botticelli (1445 - 1510), peintre italien est notamment connu pour son œuvre majeure, peinte vers 1485, représentant une scène tirée de la mythologie gréco-romaine, « La naissance de Vénus ».

Elle sort des eaux, debout sur un coquillage, posé sur les flots agités par le souffle de Zéphyr, le doux vent de printemps. Elle dissimule sa nudité, témoignant de sa pudeur.

Ici, elle est une étape de la vie d'une femme : la fragilité. Une fragilité éphémère, car les femmes sont déterminées. Il ne faut donc pas se fier aux apparences.

 

 

SYMBOLES

 

La pomme et le serpent, autant de références au fruit défendu issu de l'arbre de la connaissance objets récurrents dans le travail de l'artiste sur la série « La raison n'est pas mon alliée ».

 

La pomme de Magritte, car il ne faut jamais se fier aux apparences.

 

La marelle synonyme de jeu, comme doit se vivre une vie ! Avec plaisir, excitation et une certaine envie de gagner. Elle évoque aussi le cycle d'une vie spirituelle. Aller de la terre au ciel, revenir sur un nouveau cycle. Une vie éternellement recommencée. Il est alors important que chaque jour soit différent et intense.

 

Mickey Mouse fait un doigt d'honneur, voire deux. Il faut vivre, peu importe les « quand dira-t-on» !

 

 

SIGNATURE

 

Vous trouverez la signature sur le collant de la femme en haut à droite.

CONTACT

Karine Dunesme

Tel: +33 559 851 563

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